L’évolution de la mise en beauté au XVIIIe siècle

Un maquillage raté peut ruiner un costume, aussi aujourd’hui nous allons vous parler de l’évolution de la beauté au XVIIIe siècle. Par la suite nous ferons un tutoriel sur comment bien se maquiller pour le retour de l’Hermione. Mais d’abord un peu d’Histoire…

La toilette de Mme Geoffrin, par Nicolas Lancret
La toilette de Mme Geoffrin, par Nicolas Lancret

Sous le règne de Louis XV:

François Boucher, Une Dame à sa Toilette
François Boucher, Une Dame à sa Toilette

Le teint blanc, synonyme de noblesse: 

A l’opposé des travailleurs qui ont le teint hâlé par leur vie au grand air, les nobles (hommes comme femmes) se doivent d’avoir un teint dit « de condition », ou encore « de lys ». Autrement dit avoir le visage très pâle.

Afin d’avoir le visage blanc, on appliquait de la céruse sur son visage. Fard à base d’oxyde blanc de plomb (poison violent), ce produit blanchissait la peau et en même temps qu’ il cachait la crasse et les traces de maladie de peau. On pouvait aussi en appliquer sur les mains, puis dessiner de fines veines de cobalt sensée valoriser la noblesse de son sang bleu.

Les joues et les lèvres roses:

Afin d’avoir les joues rose, on y applique délicatement du carmin, quant aux lèvres, on les peint avec du rouge de cinabre, ce qui s’avère être un poison très violent pour les gencives.

Les mouches, la touche finale du maquillage:

Elles servent à souligner la blancheur du teint et à attirer l’œil de l’homme sur l’aspect séduisant de la personne qui les porte. Ce sont des petits morceaux de toile gommés, de taffetas noir, ils étaient taillés de différentes formes, en rond, en triangle, en cœur, en lune, en comète, en croissant, en étoile, en navette, portant des noms qui avaient chacun leur signification, leur langage, en fonction de leur emplacement.

La jeune fille au ruban rose, François Boucher
La jeune fille au ruban rose, François Boucher

La baiseuse ou la coquette au coin de la bouche.
L’assassine ou la passionnée au coin de l’œil.
La majestueuse sur le front.
La galante au milieu de la joue.
La friponne, la coquette auprès des lèvres.
La gaillarde ou l’effrontée sur le nez.
L’enjouée sur une ride ou au creux du sourire.
La receleuse sur un bouton.
La discrète sur le menton.
La généreuse sur la poitrine.

Les soins capillaires:

Les dames de qualité avaient tendance à s’éclaircir les cheveux. Ainsi, l’usage du blond vénitien né à la Renaissance perdure. On obtenait cette couleur au moyen d’une mixture à base d’extraits d’ongles de cheval, de lupin, de salpêtre, de vitriol, d’aloès, de curcuma, et de bien d’autres choses encore. La chevelure une fois enduite les belles montaient sur le toit des palais au moment où le soleil est le plus chaud afin de faire sécher leurs cheveux dénoués.11001879_1039499389399154_8871566055985117881_n

Mais on va aussi sur du blond cendré et c’est de là que vient l’usage de la poudre de froment puis d’amidon sur les cheveux, et la mode à la coiffure blanche ou grise. Afin que cette poudre tienne bien, il était d’usage de s’enduire les cheveux de pommade. Aussi pour les nettoyer, on utilisait la poudre de violette afin d’assainir les cheveux et d’éradiquer la vermine susceptibles de s’y trouver.

Des modification dues au progrès de l’hygiène sous le règne de Louis XVI:

Une Dame à sa toilette attribuée à Jollain.
Une Dame à sa toilette attribuée à Jollain.

Heureusement pour nous, au temps de l’Hermione, on se prépare de façon plus saine!

Pour se blanchir le teint, on abandonne la céruse, dont on a découvert la toxicité, et on utilise une poudre d’aspect très crémeux, faite à base d’amidon et d’os desséchés. Enfin, elle est souvent parfumée d’iris et de violettes.

On utilise moins de mouches en raison d’un meilleur entretien du corps (on peut en mettre une, mais pas 4 ou 6 comme au règne précédent). En effet, sous Louis XVI, on se lave même si tous n’ont pas encore de baignoire. Et on prend soin de se purifier la peau avec des eaux de roses et de fleurs d’oranger.

Par contre pas de changement pour les soins capillaires.

Pauline BORD

Une réflexion sur “L’évolution de la mise en beauté au XVIIIe siècle

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